mardi, 30 octobre 2007

Cette semaine, "dans les filets de Cyril"... Rêve onirique improbable sous un air de grève…

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Pour initier cette chronique qui va vous faire régulièrement parcourir l'actualité à travers le blog des Editions La Crevette , j’ai décidé d’aborder un sujet récent qui nous a tous concerné de près ou de loin, à savoir les grèves sur les régimes spéciaux qui n’ont pas fini de faire parler d’elles puisqu’à la mi-novembre c’est a priori reparti pour un tour…et quel mauvais tour ! Alors, pour vous préparez à la vivre cette fois-ci de la manière la plus facile possible, je vais tenter de vous montrer que, loin d’être uniquement une fatalité, ce instant de vie peut aussi être vécu d’une façon follement insolite  JJJ.


Jeudi matin, à un moment où le soleil n’est pas encore prêt à se lever, je commençai à enfiler consciencieusement mes vêtements que j’avais soigneusement pris le soin de sélectionner la veille (il ne fallait en effet pas perdre de temps en ce jour spécial !). Mon manteau enfilé, j’étais alors fin prêt à affronter une épreuve dont je savais déjà qu’elle allait être pleine de rebondissements et, dans le fond, cela me réchauffait le coeur. Ne pas savoir si on va mettre 45 minutes ou 4h pour rendre à son lieu de travail pouvait en effet avoir des côtés très excitants, avec un soupçon de masochisme je vous l’accorde! Nous craignons tous autant que nous sommes la routine mais elle ne risquait pas de nous tomber dessus en ce jeudi 18 Octobre ! Parti de chez moi, je montai d’abord la côte qui me menait quotidiennement à ma gare de RER que je trouvai ce jour fermée…rien d’étonnant avec la forte culture syndicaliste présente chez les employés de cette ligne. Quelques  personnes étaient à ce moment là devant les deux grandes portes closes de la gare et les insultes et autres noms d’oiseaux qui s’échappaient de leur gosier donnaient finalement l’impression que la fin du monde était proche et inéluctable ! A l’aide, Messieurs les pompiers, j’espère que vous vous êtes préparés au pire car les malaises risquent d’être nombreux !!! Riant intérieurement face à ce spectacle risible, j’avais enfin ma journée pas comme les autres et je pouvais commencer à marcher jusqu’à la porte d’Orléans. Après tout, nous sommes libres de nos actes depuis ce beau jour où la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen fut rédigée, certes en des temps révolutionnaires lointains, mais qui prévaut toujours. Tant que mes jambes tenaient le coup, il n’y avait donc pas lieu de s’inquiéter de mon improbable arrivée à mon lieu de travail. Mis à part quelques autres passants maugréant toujours de la même façon, je croisa sur mon trajet quelques amis courageux qui avaient fait le choix de prendre leur propre vélo. D’ailleurs, quitte à parler de notre « deux roues » préféré pour effectuer nos ballades champêtres, parlons des fameux « Vélib », invention à succès et chère à notre Bertrand national qui prend de plus en plus une allure de potentiel présidentiable. Malgré ses idées brillantes, notre maire de Paris n’avait certainement pas imaginé que ses petits vélos de location allaient rapidement se transformer en moyen de transport fort redoutable ! J’ai ainsi pu apercevoir plusieurs fous furieux qui déambulaient sur les chaussées parisiennes (ou les trottoirs à défaut de place!) avec des allures de « free rider ». Ce jour là, entre les « Vélibistes » et les Tony Hawk du parvis de Notre Dame, il n’y avait réellement qu’un pas à franchir ! Comment ne pas parler non plus de cette pétillante demoiselle croisée entre deux avenues, véritable bourreau de passants, et que j’ai choisie à juste titre de surnommer joliment la « Dame en Noir ». Privée de ses lignes de métro habituelles et le temps l’ayant certainement pris à la gorge par la faute d’un rendez-vous urgent dont elle ne pouvait faire l’impasse, elle avançait avec aisance dans la rue, équipée de son « Vélib » de fortune, et aussi froidement que possible, les yeux révulsés par la hargne d’arriver aux horaires que lui imposaient ses engagements professionnels. Elle n’hésitait pas à cogner d’un coup de main ou de pied les quelques personnes qui osaient se mettre en travers de son chemin, à la manière d’un chirurgien renommé. Particulièrement fière de ce qu’elle était en train d’accomplir, elle se tenait toute droite sur son vélo quasiment recouvert par sa longue robe noire, ce qui lui donnait des airs d’inquisitrice version « dame aux Camélias » dont la dureté de la sanction infligée aux passants était proportionnel au temps qu’ils pouvaient lui faire perdre dans sa course contre la montre effrénée ! Mes propres péripéties s’arrêtèrent après que j’eusse finalement réussi à prendre la ligne 4 puis la ligne 1, respectivement aux stations Porte d’Orléans et Chatelet-les-Halles. Par chance, ces deux métros ne fonctionnaient encore pas trop mal comparées aux autres même si cela s’est rapidement gâté au cours de la journée…quoi de plus logique d’être finalement logés à la même enseigne en de telles circonstances ! Le plus important est d’avoir pu profiter de ces grèves pour voyager au sein d’une société complètement perturbée dans ses habitudes et d’en avoir gardé des souvenirs qui n’ont pas fini d’alimenter mes propres rêves… Désormais, je vous invite tous à adopter le même comportement de spectateur lors des prochaines grèves…vous verrez la vie n’en sera que plus douce et joyeuse JJJ. Crevettement votre,

Cyril

Commentaires

Chronique amusante mais le style d'écriture me rappelle l'auteur phare des éditions la crevette, Christophe Mangelle qui d'ailleurs a fortement amélioré son écriture dans son dernier livre "De quoi s'en faire !" C'est un régal. Je ne te connais pas Cyril, mais je te conseille fortement de trouver ton propre univers littéraire car tu es victime de mimétisme avec Christophe. Ce que je comprends car ce mec est un ovni dans le monde du livre. Pour une première, tous mes encouragements, car je me suis amusé en la lisant. Ecris sans penser à ce que les autres penseront de toi, ça se ressent à la lecture. Pressé de te voir te révéler, et bravo à toi, car il y avait une bonne morale, des situations droles et une fluidité dans le propos. Une fan d'angers ! :)

Ecrit par : Accro du site... depuis angers. | samedi, 03 novembre 2007

Coucou, et dire que la grève est reparti pour un tour la semaine prochaine, en ayant lu ce post, je ne verai plus la grève de la meme façon... Courage à tous ceux qui vont la subir ! :)

Ecrit par : la délurée et sympathique libellule | vendredi, 09 novembre 2007

Bonsoir,
Ayant vu votre intervention ce soir sur TF1, j'avoue avoir été secoué par votre vie, votre combat, votre jeunesse, et l'espoir de vie que vous instillez dans vos propos, ce qui m'a permis un rapprochement. Quant on a le Crabe qui vous suit dans tous vos mouvements, le mien est plus doux, plus calme, plus vicieux, il est dans mon épithélium, et se manifeste insidieusement, me renvoyant à mon Chirurgien, qui fait des miracles avec toute sa foi qui en fait un Homme délicieux, attentif, allant jusqu'à la limite de ses capacités. Il m'a donné, ce que mon fils, Médecin, n'avait pas réussi, la compréhension de certaines situations difficiles: Accepter que la vie ne soit pas la même pour les autres, que mes soucis ne peuvent se partager, ni même être compris. Pourquoi venir à parler des problèmes de Grèves, alors que pour certains leur avenir est engagé, pourquoi chercher à justifier la violence de cette cycliste qui va subir un retard, pourquoi avoir un, presque jugement, sur un mouvement social qui, a priori n'a pas une importance dans le temps!
Aussi, je ne peux, et je le regrette fortement, aller dans votre sens ayant, comme vous le lisez une autre conception de notre place au sein de la société. Je reste très ouvert à vos idées, et même prét à les communiquer à toutes mes relations, mais en l'instant j'avoue être très réservé.
Très fraternellement,
Jacques GRUENAIS

Ecrit par : GRUENAIS | dimanche, 18 novembre 2007

Balade et non BALLADE

Ecrit par : Stauqua | vendredi, 25 septembre 2009

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